L’impact du coronavirus sur le marché de l’art

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Alors que le virus COVID-19 se répand dans le monde entier. Presque tous les secteurs en contact avec les consommateurs — de la mode à l’alimentation — sont durement touchés, car le COVID-19 affecte considérablement les chaînes d’approvisionnement et perturbe la fabrication dans le monde entier. Le marché de l’art n’est pas épargné par les ravages causés par le coronavirus, et il est lui aussi confronté à des perturbations qui risquent d’affecter la croissance et les ventes de cette industrie mondiale dans un avenir prévisible.

La haute couture

Un rapport récemment publié donne un aperçu opportun de l’impact du coronavirus sur le marché de l’art, tout en donnant quelques indications sur la manière, dont des industries se trouvant dans une situation similaire telle que le marché du luxe ou plus précisément, les maisons de haute couture peuvent également être affectées. Cela est particulièrement pertinent compte tenu des points communs de plus en plus nombreux entre l’art et la haute couture.

Ces similarités sont perceptibles en termes de structures et d’approches. Cela prend en compte l’élément de rareté qui est en jeu (tant pour les oeuvres d’art traditionnelles que pour les vêtements uniques cousus à la main). La pratique de la collection et le fait qu’un nombre croissant de pièces de couture sont proposées aux enchères sont aussi essentiels. Cela signifie que les collectionneurs et les registres des ventes aux enchères « établissent souvent des prix de référence pour les pièces ». Tous ces éléments reflètent donc le marché de l’art.

Les rencontres artistiques impactées

Les mesures visant à contrôler la propagation du coronavirus par le biais de restrictions gouvernementales sur les voyages et les grands événements sociaux ont déjà un impact spectaculaire sur le marché international de l’art, qui a généré un chiffre d’affaires de 64,1 milliards de dollars en 2019, soit une baisse de 5% par rapport à 2018. Cette baisse reflète un déclin plus important de la croissance économique mondiale, dû à l’augmentation des tensions géopolitiques et à la tendance au protectionnisme commercial menée par les États-Unis.

Rien qu’au cours des six dernières semaines, l’impact du coronavirus sur le marché de l’art est visible à travers de nombreuses foires d’art qui ont annoncé leur report ou leur annulation, notamment Jingart Beijing, Art Basel Hong Kong, Miaart Milan, Art Paris, Art Berlin et Art Dubaï. Et alors que la Foire européenne des beaux-arts de Maastricht s’est déroulée, on a constaté une baisse de 27% de la fréquentation des VIP lors de l’ouverture, qui est précisément l’endroit où de nombreuses ventes importantes sont traditionnellement réalisées.

Un manque à gagner énorme

La suppression du calendrier de certaines des foires d’art les plus importantes de l’année est significative d’un point de vue financier, puisque près de la moitié de toutes les ventes dans le secteur des marchands ont été réalisées lors de foires d’art en 2019, s’élevant à 16,5 milliards de dollars, soit 26% de toutes les ventes réalisées sur le marché mondial de l’art. Cette concentration des ventes dans le haut de gamme du marché est peut-être le talon d’Achille du marché de l’art si l’on considère les retombées potentielles de la pandémie de COVID-19.

Pour les marchands dont le chiffre d’affaires dépasse les 10 millions de dollars, les foires internationales ont représenté un pourcentage stupéfiant de 70% de leurs ventes dans les foires d’art. L’impact du coronavirus sur le marché de l’art est donc perceptible.

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